Respectueux de l’environnement. Economiquement rentable. Socialement équitable. Que du positif alors ?

Certains lui reprochent sa lenteur au travail. C’est vrai face à la mécanisation galopante. Mais est-ce l’avis du cheval et de son maître qui parcourent chaque jour de 15 à 25 km. d’un bon pas de travail ?

Souvent cette lenteur correspond aux chantiers où aucune machine n’a accès. Sans cheval, ces parcelles resteraient probablement inexploitées. En si l’on comparaît dans d’autres conditions plus idéales… 

Sa complémentarité avec la machine reste un élément dynamique de l’économie de nos forêts avec tous les avantages cités dans les chapitres précédents.

Par tous les temps. Cela signifie pour le « couple inséparable » …dans la pluie, la neige, le gel …voire, la chaleur, mais toujours au grand air, dans la nature.Il fait fi des barrières de dégel. Il rassure et étonne le touriste par son écoute.

Les difficultés, c’est aussi trouver le nouveau cheval avec toutes les qualités de soumission et de calme dans une carcasse de courage et de force pour « faire un » dans le travail quotidien.

Le plus difficile est surtout dans ce métier de "faire sa place", entendez trouver le marchand de bois qui vous procurera régulièrement, sinon quotidiennement, des bois à débusquer. Il faut souvent "manger son pain noir" les premiers temps, faire ses "premières armes" dans la jungle économique. C'est le climat de confiance qui s'installant et le respect des délais et des personnes détermineront la poursuite de l'activité et la pérennisera.

Les difficultés, c’est aussi trouver le bourrelier qui vous confectionnera « l’habit sur mesure » pour votre cheval et à votre goût. Ce métier n'en finit pas de se raréfier.

Il est grand temps de sauvegarder ce patrimoine et ce savoir-faire du cheval et de l’homme. Certains élus communaux ont déjà compris que l’exploitation de leurs forêts a tout à gagner avec cette activité. Ils incluent cette obligation dans les cahiers des charges d'exploitation. Nombreux sont aussi les "petits" particuliers à y recourrir; ils y voient le seul gage du respect de leur bien mince capital.

La sylviculture moderne de type "prosilva", proche de la nature, devrait aussi être un terrain de prédilection pour le cheval. Cette sylviculture apportera de nombreux bois de catégories forts différentes que seul le cheval est à même de trier avec une certaine aisance. Encore faut-il que le cheval soit encore bien présent dans 25-30 ans avec le savoir-faire de l'homme de cheval d'aujourd'hui. Mais la vision du progrès "par la machine et rien que par la machine" chante déjà l'hallali du débardage au cheval. Qui s'en souciera alors ? Ne sera-t'il pas alors déjà trop tard pour sauver ce savoir-faire ancestral faute de "combattants" ?