Voici la liste du matériel que nous employons ou avons expérimenté au CECD.

Tous ces outils ont été expérimentés lors du projet Interreg IV.

Pour ce faire, le CECD a fait construire un prototype de porte-outils qui devait remplir de nombreux tâches différentes. Nous le voulions robuste pour affronter les divers terrains forestiers; nous voulions aussi qu'il possède 2 places pour faciliter l'écolage des jeunes meneurs en toute sécurité; nous souhaitions avoir un moteur auxiliaire qui puisse fonctionner aussi à l'huile végétale, d'une puissance autour des 45 cv, équipé du système d'attache 3 points et d'une prise de force, avec un rayon de braquage très petit, d'avoir la possibilité d'élargir la voie des roues arrières pour plus de sécurité dans les dévers...

 

Voici l'objet de nos cogitations. Bien sûr, l'engin idéal n'existe que dans les rêves. Mais celui-ci est la concrétisation d'une part des nôtres. L'avantage du projet Interreg a été de nous démontrer les emplois de cette machine où il excelle, mais aussi ce pour quoi il n'est pas fait.

 

 

POUR LA FORET

1. Le rouleau brise-fougères

Il s'agit d'un rouleau creux avec plusieurs lattes métalliques sur le pourtour. Il mesure 1,60 m. de largueur. Il est remorqué par un avant-train par une boule de remorquage. L'attache sur la boule est mobile, ce qui est précieux quand on monte sur les souches.

Les pneumatiques peuvent servir quand on retourne l'engin de rouler sur la voie publique.

Que fait donc se brise-fougère ? Lors du passage entre les lignes des plantations à 2 m. d'écartement, le rouleau croque la fougère sans la couper. Il la blesse environ tous les 10 cm. La plante se défend en exsudant sa sève, ce qui épuise petit à petit le rhizome pouvant descendre jusqu'à 1,50 m. de profondeur. Après 2 passages sur pousses bien développées fin juin-début juillet, la fougère a une repousse beaucoup plus petite et ne concurrence plus les plants, voire si on insiste une troisième fois, elle disparaît.

Un cheval peut ainsi dans les meilleures conditions (terrain plat et longues lignes) briser 4 hectares par jour. A titre de comparaison, un ouvrier muni de sa débroussailleuse ou de sa faux effectue à grande peine 0,40 ha par jour.

Des essais avec ce même rouleau et un quad motorisé ont montré une grande dangerosité, l'engin se retournant au franchissement des grosses souches, ce qui n'est pas le cas avec l'avant-train tiré par le cheval.

Il existe aussi le rouleau brise-fougères à brancard. Avec celui-ci, le meneur est à pied et n'a pas de vue précise sur le trajet que son cheval doit emprunter par manque de hauteur et de plus il n'est pas dans l'axe des lignes de plants.

2. Le porteur forestier (notre porteur est à vendre)

Le porteur forestier que nous avons choisi est originaire du Canada.

Plusieurs adaptations ont été apportées en ce qui concerne l’orientation du moteur et le renforcement de divers tuyaux hydrauliques. Le poids de l’ensemble à vide est de 1.000 kg (570 kg pour la remorque et 430 kg pour la grue). La remorque est équipée de 8 ranchers, sa longueur est de 440 cm pour une largeur de 157 cm et une garde au sol de 35,50 cm. La remorque est équipée de pneumatiques renforcés 8 plis et de freins hydrauliques sur les 2 roues arrières. Sa capacité de chargement est de 2.500 kg. La capacité de la grue est de 725 kg à mi flèche et de 390 kg en portée maximale, avec un angle de rotation de 360°.

Les expérimentations montrent comme on s'en doutait que le cheval ne peut rivaliser avec le rendement d'un porteur motorisé. Cependant, en billons résineux de 2 m., on peut évaluer le rendement autour des 35 à 40 m³ par jour. Avec des billons résineux de 4,50 m. on peut monter à 75 m³. En feuillus, le rendement est légèrement inférieur. De 25 à 30 m³ pour les 2 m. et jusque 40 m³ pour les 4 m. A noter qu'en disposant les ranchers longitudinalement, on peut sortir de 40 à 45 stères en 1 m. Bien sûr la déclivité du terrain est très importante en jouant tant en sa faveur qu'en sa défaveur selon les cas. Une chose reste néanmoins acquise, le porteur hippomobile ne porte pas atteinte au sol, peut valablement remplacer un porteur motorisé pour éviter à celui-ci un déplacement supplémentaire pour un travail de 2 ou 3 heures; le cheval peut toujours travaillé alors que les conditions climatiques sont défavorables et que les machines ont dû être arrêtées pour limiter les dégradations des chemins de vidange. Le cheval peut aussi travailler lorsque les cloisonnements sont inexistants grâce à sa plus grande maniabilité et son faible poids au sol.

3. Le cover-crop

 

Cet engin employé en agriculture a été modifié pour faciliter sa pénétration dans les sols forestiers. En fait, initialement l'engin avait huit disques. Pour la forêt, on en a gardé que 4.

Il sert essentiellement à préparer des lits de germination pour mieux accueillir les semis. Les disques permettent de monter sur les souches ou des branches contrairement à une herse qui serait trop fragile. Le travail reste néanmoins pénible pour les chevaux en fonction des dénivelés. De nombreuses périodes de repos sont nécessaires. Si le terrain est trop en pente, on effectue la montée avec le cover-crop relevé et on profite de la descente pour faire le hersage.

4. Le broyeur à axe vertical

 

POUR LA VILLE

1. La faucheuse ramasseuse

2. La brosse

 

POUR LA PRAIRIE

1. L'épandeur d'engrais